Si vous prenez un moment pour y penser, l’être humain est sans doute la seule espèce qui a des relations avec elle-même…

Nous ne vivons pas seulement pour survivre, nous vivons également pour chercher à comprendre notre propre survie. Nous vivons pour analyser, comprendre ce qui nous entoure. Nous œuvrons à construire une image ou une représentation de nous-mêmes qui soit « acceptable » dans la vie, dans notre entourage, dans nos relations, tel que nous avons été conditionnés à comprendre et à grandir.

Nous croyons que suivre et tracer la trajectoire de nos vies nous donnera contentement et bonheur. Simplement le fait que nous pouvons être conscients dans la mesure où nous sentons que le désir d’éveil, de compréhension, de dépassement et de joie, dit quelque chose. Le fait que nous nous torturions nous-même, même la plus simples des transgressions de notre quotidien, en dit encore plus !

Nous acceptons cette torture comme la condition humaine, comme une partie immobile et imperturbable de notre existence. Nous considérons trop souvent aujourd’hui, hélas, le physique comme le défaut parmi tous les défauts. Trop de gens jugent par l’image, le physique. Les gens se définissent malheureusement trop souvent par cela. Nous nous acceptons comme CE QUE NOUS SOMMES, et non POUR CE QUE NOUS SOMMES, surtout parce que nous ne nous soucions pas de regarder sous la surface, sous la jaquette. « Ne jugez pas un livre qu’à sa couverture… »

Même l’idée simple d’un « nous » est créée par nos esprits. C’est une définition fictive, illusoire, à partir de laquelle – et par laquelle – nous pensons que nous trouverons l’amour, la compagnie, le sens de la vie, le but, le rêve et l’acceptation. C’est aussi la chose dans laquelle nous trouvons le plus de défauts, parce que ces choses ne viennent pas d’une idée de soi.

Par expérience personnelle, je me suis trop longtemps jugé sévèrement, car je ne me fiais qu’à mon apparence physique et ce que les autres pouvaient penser ou juger de moi. Mon apparence a trop été souvent le centre de mes tourments. De toutes les choses pour laquelle je trouvais des défauts, c’était la chose qui n’était jamais assez bonne. Plus j’étais sensible à cet « imperfection », plus cela me tournait en rond dans la tête. Pourquoi ? Parce que je ne pouvais pas tout « fixer » cela en criant « ciseaux » ! Et à un certain niveau, l’ampleur de la tâche me décourageait tout simplement. Même si j’étais conscient de tout cela, et que je le « rationalisais », cela n’a pas arrêté la petite voix intérieure : « personne ne te voudra jamais si tu es comme cela, tu n’es pas assez bon, etc., etc. ».

Bien entendu, cette petite voix ne disait pas seulement cela en ce qui concerne mon apparence physique ! C’était plutôt une allusion au fait que je ne me sentais pas digne d’une autre façon, alors prendre la chose la plus facile à comprendre était la chose la plus rapide et la plus naturelle pour relayer cette frustration.

Faire un constat comme cela, n’est jamais facile à faire, ce n’est certainement pas plaisant comme exercice. Mais je dois le faire en regardant la vérité en face. J’en suis venu à croire que le fait d’aller bien avec mon corps était d’accepter que j’avais des défauts, et que cela était correct. Que je me devais juste d’y faire face et à gagner peu à peu plus d’assurance en moi.

Nous avons tendance à nous accepter comme étant une évidence surtout quand on en parle devant les autres, mais la réalité est tout autre. C’est ce qui nous est prêché tout le temps, partout : que toute la vie, le bonheur et le bien ne peuvent commencer que par nous accepter tels que nous sommes. COMME NOUS SOMMES.

Quand nous nous acceptons « comme » ce que nous sommes, nous négligeons un aspect énorme de cette déclaration générale : il y a des parties de nous qui ne sont vraiment pas de « nous ». Il y a des choses sur lesquelles nous nous accrochons, de la douleur avec laquelle nous nous sommes identifiés, des étiquettes et des titres et des questions qui font tellement partie de nos vies, que nous les faisons nous-même. Nous ne sommes pas sûrs, nous sommes anxieux, nous sommes nerveux, nous avons des doutes, nous sommes ceci et cela, telle chose est merdique, etc. Alors, non seulement nous devenons « OK » avec ces choses, nous les apaisons dans notre existence en les faisant et en les reproduisant sans cesse !

J’ai appris que je n’étais pas profondément une personne insécure ou anxieuse et que l’insécurité et l’anxiété n’était pas ce que je devais accepter ! Je n’avais pas à m’accepter comme je l’étais, anxieux, je devais m’accepter comme je ne l’étais pas – quand je vidais en moi toutes les idées de qui de devais être !

Ce que je veux vraiment dire par cela est : n’acceptez pas ce que vous PENSEZ être ! Les gens prennent souvent leurs problèmes résolus, leurs blocages ou quoi que ce soit d’autre et les laissent faire partie intégrante de leur vie parce que cela fait partie de ce qu’ils sont quand dans le fond, ce ne n’est pas le cas. Je suis en surpoids, voir obèse… est-ce que cela fait de moi un « gros paresseux » ? Est-ce que cela fait de moi un mauvais époux ? Un mauvais père ? Non !

C’est ce que les gens ont appris à apprendre qui fait partie d’eux, ce qu’on leur a dit être un problème, tous ces petits poisons qu’ils ont laissé couler sous leur peau. Mais ceux-là n’ont pas besoin d’être là. Vous pouvez vous soigner vous-même !

Tout ce que je devais faire était de prendre une feuille de papier et d’écrire le vrai et de me regarder et de réaliser que je n’étais pas obligé de focusser à devoir accepter que j’étais imparfait et que c’était quelque chose que je devais apprendre à vivre avec. Comprendre que mon subconscient, mon monologue intérieur perpétuel, ne cessait de me dire que t’étais indigne ou pas capable ou que je n’allais jamais trouver ceci ou réaliser cela. Parce que je restais piégé dans ces croyances, deux choses se sont passées : je me suis battu plus fort que je ne l’aurai cru pour ce que je voulais, mais j’ai aussi réalisé que j’avais bloqué beaucoup de joie et de bonheur. J’ai cherché l’approbation, le mérite, la reconnaissance si ardemment, que j’ai complètement raté le fait que recevoir ces choses ne vous rend pas vraiment plus heureux. Être présent, c’est ce qui compte vraiment. Aimez votre vie. Faites ce que vous aimez, sur une base toute simple, sans artifices, moments par moments.

Ce que je devais faire et ce que nous devrions tous faire, c’est enlever nos œillères et nous asseoir et prendre un moment pour réfléchir et coucher cela sur papier. Éclairer la partie de notre conversation subconsciente, la fameuse petite voix rabaissante qui nous dit que nous ne sommes pas assez ceci, que nous sommes supposés être anxieux, que nous devrions regarder la vie de telle manière. Même quand l’exercice est inconfortable, qu’il vous remu et que des larmes chaudes coulent sur votre visage alors que vous réalisez ce que vous avez accepté si longtemps, gardez le cap.

Tout ce que nous avons vraiment à faire, c’est de faire briller une lumière au plus profond de ce placard sombre qui est en vous, de réaliser qu’il n’y a finalement aucuns monstres à l’intérieur…

Tout ce que nous avons vraiment à faire, c’est de jeter nos œillères et nous rendre compte que nos peurs ne sont pas réelles, ce ne sont que des histoires que nous nous racontons… depuis si longtemps !

N’hésitez pas à partager ce courriel avec des gens, le bon, le beau, le positif se doit d’être partagé ! Ensemble, une pensée à la fois, apprenons à changer notre façon de voir les choses !

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