Pourquoi la peur est la plus grande menace pour votre succès …

Une échelle haute et tremblante … et vous au sommet.
Une araignée noire avec huit pattes velues …
Aller faire une présentation devant des clients …

La peur peut être un excellent outil de survie dans une situation donnée, mais comme un mode de vie appliqué dans le quotidien? Il a alors effets secondaires désagréables.

Dans chaque situation stressante ou menaçante, votre cerveau commence à enregistrer les détails et à ajouter des étiquettes d’avertissement. Vous ne remarquerez peut-être pas sur le coup du moment car vous êtes trop occupé à faire face à la situation, mais plus tard, chaque fois que vous rencontrez un détail ou une situation semblable à cette situation menaçante, vous vous retrouverez avec des mains moites et un cœur battant. Une fois déclenchée, la peur se manifeste dans l’une des deux manières principales: comme une peur continue que l’on qualifiera de bas niveau ou comme une crainte intense qualifiée de niveau élevé.

L’anxiété est le type de peur que l’on peut vivre de façon quotidienne. C’est plutôt comme un était de vigilance constance, de qui-vive à un danger potentiel plutôt qu’une réponse au danger présent et réel. Lorsque vous êtes anxieux, votre cerveau libère les hormones du stress et mélange vos priorités. Au lieu de se concentrer sur une chose, vous entrez dans un mode de surveillance vigilant.

C’est vraiment utile si, disons, vous êtes en pleine jungle et que vous voyez surgir un lion féroce qui fonce droit sur vous ! Ce n’est pas si utile si l’anxiété est déclenchée par des délais, des relations tendues, la pression financière ou une boîte de courriels surchargée. Dans ces cas, le mode hyper-alerte vous empêche de vous concentrer, ce qui est précisément ce que vous devez faire pour résoudre ces problèmes d’anxiété.

La réaction de peur complète est intense, habituellement de courte durée, et a des effets profonds sur votre corps et votre esprit. Je sais ce dont je parle, j’ai souffert pendant un certain temps d’un trouble de l’anxiété et j’ai vécu quelques crises de panique. Le premier effet majeur est la réorientation de l’énergie. Lorsque la peur s’introduit, la survie – plutôt que la santé – devient primordiale. Votre cerveau renvoie l’énergie aux compétences de survie nécessaires, comme la vision et la réponse musculaire. D’autres fonctions, comme votre système digestif, sont mises en attente.

La peur redirige aussi votre pensée. Normalement, les entrées sensorielles prennent une longue route, tranquillement à travers votre cortex préfrontal, où ils sont évalués. La logique, la morale abstraite et la pensée créatrice se produisent ici. La peur donne à vos apports sensoriels un raccourci, directement à votre centre émotionnel et instinctif. Ici, vous obtenez une pensée rapide, concrète, réactive, spécifique et émotionnellement ou instinctivement.

Vous pouvez probablement voir comment les décisions axées sur l’émotion pourrait ne pas être utiles lorsque la peur que vous affrontez est, disons, un patron en colère ou un conjoint malheureux.

Heureusement, il y a certaines actions que vous pouvez prendre pour garder la peur de contrôler comment vous pensez. En voici trois:

1. Reconnaître la peur avec les contrôles corporels.

Effectuez un bilan corporel simple et horaire en vous demandant: Qu’est-ce que je ressens en ce moment? Et puis balayer votre corps, la tête aux orteils. Lorsque vous trouvez quelque chose hors tension, comme une vision tendue, des épaules tendues, des brûlures d’estomac ou une respiration superficielle, demandez-vous: Pourquoi est-ce que je ressens cela maintenant ? Si vous pouvez identifier la source de la peur, vous pouvez alors le faire face consciemment et déterminer si elle est une menace réelle ou non.

2. Réduire la peur avec des tampons.

Les situations quotidiennes peuvent causer une anxiété interminable qui littéralement désactive votre cerveau de faire un travail concentré, et créatif. Soulagez votre anxiété en construisant un « amortisseur » (un « padd » en bon québécois!) dans votre vie professionnelle et personnelle. Mettre en place des échéances souples quelques jours avant les délais réels. Ajoutez le temps de transition entre les réunions, les clients ou les événements. Planifier le temps de déplacement supplémentaire. Autant que vous le pouvez, espace vos obligations et vos projets afin que votre cerveau peut se détendre et faire son travail bien.

3. Faire face à la peur avec des expériences contrôlées.

Pour les déclencheurs définis, ces peurs distinctes vous savez que vous pouvez lentement vous former à mieux les gérer, à vous habituer à ce genre de situation. Rien d’extrême; il suffit de décider d’une action simple que vous prendrez au lieu de geler la prochaine fois que vous rencontrez le déclencheur. « Figer » est la réponse initiale et automatique du corps. Lorsque vous vous forcez à prendre une action différente à la place, vous lentement reconditionnez votre cerveau pour répondre à cette peur particulière d’une manière différente (plus productive). Au fil du temps, votre cerveau apprend que ce déclencheur n’est pas un danger imprévisible, mais une situation gérable, voire désagréable, MAIS que vous pouvez gérer.

Ne pas être conscient de la peur peut nous garder enfermés dans cette peur. Mais quand vous savez à quoi ressemble la peur, ce qu’elle peut vous faire ressentir et ce qu’elle peut faire à votre cerveau, vous pouvez commencer à prendre le contrôle !

Un peu de stress est bon, trop de stress est mauvais, et en avoir la compréhension change tout. Il n’y a pas de moyen d’échapper à l’anxiété quotidienne, alors… apprenez à comment l’exploiter !

N’hésitez pas à partager ce courriel avec des gens, le bon, le beau, le positif se doit d’être partagé ! Ensemble, une pensée à la fois, apprenons à changer notre façon de voir les choses !